Révélation(s) 2022

Capture d’écran 2022-04-14 à 09.39.59.png

La troisième édition de l’exposition « RÉVÉLATION(S) », organisée par l’association « L’EncreDélivre », aura lieu prochainement du mardi 10 mai au 26 mai 2022 à la galerie Marie de Holmsky dans le 6e arrondissement de Paris.

 

L’association poursuit son action de soutien à la création et à la promotion de jeunes artistes.

Comme lors des deux éditions précédentes, ce sera l’occasion de rencontres artistiques riches avec de jeunes talents et de belles découvertes créatives.

 

Les sept jeunes artistes sélectionnés s’expriment librement, explorent plusieurs univers, dévoilent leur sensibilité. Ils utilisent des techniques et des médiums variés: aquarelles, huile, feutres, sérigraphie… sur des supports tout aussi variés, toile, bois, papier, métal.

 

La réflexion de l’artiste se superpose à l’œuvre matérielle, entraîne celui qui la regarde dans un univers personnel, original qui provoque le questionnement, interroge notre époque sollicitant également notre imaginaire.

Alyssa JOS

 

Alyssa Jos a toujours entremêlé sa sensibilité singulière aux possibilités oniriques de l’art. Depuis son enfance, elle s’imprègne, au contact de ses parents et au gré de ses voyages, d’une solide culture artistique. Cet environnement foisonnant et ambulant l’incite continuellement à traduire artistiquement ses impressions, que ce soit par les moyens de la photographie, du dessin ou de la peinture.

Après un bac STD2A au lycée Maximilien-Vox, elle intègre l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris qui encourage la découverte permanente de toutes les techniques et supports créatifs ( textile, aquarelle, peinture, photographie).

Elle souhaite explorer tous les univers afin d’exprimer sa vision complexe de la vie, ses émotions et sa sensiblité et produit des oeuvres de nature différente.

Elle occupe un atelier idyllique sur les toits de Paris et alterne les créations textiles et les créations plastiques. Dans la série d’aquarelles présentées pour l’exposition, les œuvres sont abstraites, les pigments de couleurs, d’abord en suspension dans l’eau, viennent se fondre dans le papier en toute légèreté. Cette technique permet une certaine liberté dans l’expression du mouvement , le trait n’étant pas figé, il peut se dissoudre et se modifier. La couleur - omniprésente et essentielle- invite à la rêverie d’un monde poétique, cosmique et très coloré. Un voyage très personnel au sein de l’imaginaire de l’artiste et de sa joie de vivre.

 

 

 

 

Diane DESCAMPS

À l’instar de l’art nouveau, mes illustrations donnent une place centrale à la nature et à la figure féminine à travers la liberté du trait ainsi qu’à la stylisation des formes. Il s’agit de donner vie à des compositions inscrites aussi bien dans le réel que dans le rêve. J’aime conserver les codes de notre environnement quotidien en alternant certains paramètres afin de transporter l’illustration dans un univers fabuleux et idéal.

Illustratrice, mais aussi graphiste, je porte une attention particulière au travail de la composition. Ces illustrations me permettent d’allier mes passions pour la mode, la nature et les beaux objets, pour créer des portraits ou des silhouettes poétiques et insolites dans des décors singuliers. Par mes compositions, je souhaite créer des mélanges de formes et de couleurs très éclectiques qui s’entrechoquent, mais s’assemblent délicatement pour des œuvres pop et vitaminées. Une fantaisie dans le quotidien.

 

 

Cloé CODINA

Ma démarche consiste à représenter les courbes féminines grâce à la peinture. Il me tient à cœur de mettre en avant le corps de la femme. Mes modèles sont principalement des femmes de mon entourage qui choisissent elles même de dévoiler une partie de leur intimité. Mon inspiration est la diversité, ce qui me demande de m'adapter à chaque corps et qui me permet d'exprimer ma sensibilité. Je traduis les volumes par des jeux de lumière et de nuances. Cette technique permet de suggérer subtilement les courbes du corps.

 

Emma KONC

"Je peins de manière instinctive, l’image apparaît dans mon imaginaire comme un flash. Je suis inspirée par tous les phénomènes naturels qui m’entourent.

Après une reproduction de la structure du flash qui m’a inspirée, je laisse mon esprit aller et peins pour que le modèle retransmette mes émotions. Chaque toile a un univers unique, elle utilise différentes couleurs et formes. Actuellement , je crée une marque de céramique."

Marius FOUQUET

"Mon travail porte sur le lien entre le texte et l'image…
Une série de peintures qui fait écho aux pages de mon carnet, à mon intimité. À une intimité que je rends visible. Une série de peintures qui documente mon quotidien, mon espace. Un espace qui est voué à changer, à se transformer. Une série de peintures qui continuera aussi longtemps que mon espace artistique existera. Une série de peintures aussi pour rassurer ceux qui m'ont élevé. Voilà comment je travaille. Voilà mon espace. Des parents qui aujourd'hui ne s'imaginent plus le quotidien de leur fils. C'est une manière de les rassurer, de les aider à se projeter dans mon univers, avec mes lectures, mes vêtements, mes objets, mes outils, la progression de mon travail...

Je dis peinture, en réalité il s'agit de sérigraphie. Ce sont des impressions sur traceur de mon atelier, par-dessus lesquelles j’ai sérigraphié "des phrases" qui reflètent mon état d'esprit au moment où je produis l'image. Assimiler la sérigraphie à la peinture c'est décider de rendre unique ce qui pourrait se multiplier autant de fois qu'on le veut. C'est détourner l'utilisation classique de la sérigraphie et donner de la valeur à un objet qui pourrait ne pas en avoir. Comme un journal intime qui capture, témoigne mes envies , mes peurs et mes idées qui passent. Pour ne pas oublier et faire l’état des lieux à un instant T.""

 

Simon MARCHAY-JUILLARD

"Bruno Peissax est né le 18 juin 1940 et mort le 7 janvier 2021. Il n’a jamais existé, c’est une figure parentale que j’ai inventée pour compenser le fait que je n’ai presque jamais connu mes grands-parents. Il était artiste photographe et plasticien, et s’intéressait à la pratique de l’URBEX (urban exploration = exploration urbaine). Il explorait des lieux, les prenait en photo, imaginait des compositions inspirées des formes et des architectures de ces mêmes lieux puis les sérigraphiait sur des matériaux eux-mêmes récupérés sur place.

Cette idée m’est venue lors d’exploration de lieux abandonnés ; les sensations et les émotions que je ressentais alors se rapprochaient de ce manque : abandon, des pièces manquantes, des blancs, des vides, une temporalité différente, des histoires floues, la plupart du temps inconnues ou oubliées, mais avec aussi un côté rassurant de par les histoires fictives que j’imaginais."

« A l’image du projectionniste et du spectateur je me place ici comme le raconteur et l’entendeur d’histoires. »

 

 

 

Simon SABOTIER

"Mon travail est basé sur la jeunesse des villes, sur ses codes et ses symboles. Mes sujets sont les gens qui m’entourent et ceux qui les entourent, leur quotidien, ainsi que les mythes et légendes qui ont contribué à créer le folklore qui nous lie aujourd’hui.

Je me nourris de la contre-culture, de la scène alternative parisienne mais aussi de la débauche, de l’absence de sens et de la violence inhérente à cet univers urbain. J’utilise dans mes productions des images et des références à des cultures juvéniles, des groupes punks des années 80 au rap « hardcore » ultra capitalistes à succès, et l’esthétique qui leur est propre. Mon travail est un mélange de vécu et d’un ensemble de fictions et fantasmes où le spectateur doit discerner le réel du fictif, reconnaitre les éléments empruntés à une mythologie et à la vie."

 

 

Alyssa Jos.jpeg
Diane descamp.png
Chole Codina.png
Emma Konc 2.png
Marius Fouquet.png
Simon Julliard.png
Simon Sabotier.jpg